Le 30 avril de cette année-là
Saigon en pleur, les drapeaux
tombaient déjà.
Papa m'a pris sans un mot d'adieu.
Maman regardait notre bateau dire adieu.
Frait l'esquive
sur une mer en colère
portant le rêve du mot liberté.
Mais l'océan engloutit des
frères qui n'ont jamais toucher la terre espérée,
laissant derrière nos maisons en France,
laissant le pays, les cocotiers
les ranents.
Une photo fanée, une prière
dans la nuit. noir perdu sur la mer
le jour de la traversé
les larmes rejoignent la mer
maman, je pars sans te serrer une dernière
papa est resté dans les camps de misère
nous les enfants
dispersés sur la terre
Avril noir, pourquoi dures-tu encore ?
Tant de vie partie loin du pays qui dort.
Ils ont payé de sang le prix d'être libre.
Oh liberté,
pourquoi coûtes-tu si cher ?
Il y avait des mères tenant leur bébés.
Quand le bateau sombrait dans l'obscurité,
elle murmurait
dor mon âme,
je dors puis la mer les berca
jusqu'à la mort.
Il y avait des soldats du suden vert morts en prison
sanstombe,
sans lumière.
Sans nom,
sans fleurs,
sans dernier champ,
juste des veuves pleurant depuis 50 ans.
30 avril, jour de deuil national,
un million de cœurs saignent encore mal.
Allumons une bougie
pour ceux sous les eaux et serrons fort ce qui porte ce fardeau
le jour de la traversée.
N'oubliais jamais les âmes pied d'or au fond des maré
des mers aux cheveux blancs guettent l'entrée
attendant un fils qui ne reviendra jamais
avril nois, nous nous inclinons pour les boats people pour notre nation.
Prions qu'un jour le Vietnam soit uni pour qu'il n'y ait plus de bateau qui fuit.
Je suis parti.
Tu es resté notre pays.
Pourquoi déchirais
dans une autre vie ?
Je serai vietnamien.
Mais mon Dieu,
plus jamais d'avril comme celui-là.


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